Pour la première de la chronique « Trois Griffes, Une Patte » qui parlera de trois œuvres autour d’un thème, je vais vous présenter trois livres sur le thème de la Dystopie.
La Dystopie? C’est une maladie non?
Non, pas la dysenterie mais la Dystopie ou Contre-Utopie, pour faire court, c’est l’inverse de l’Utopie.
Oui, tout va mal quoi?
Pas vraiment en fait, je vais prendre des exemples au cinéma: Matrix est l’exemple type d’une dystopie, c’est un monde où il est impossible de trouver le bonheur ou celui-ci est artificiel.
C’est trop motivant dis-donc ton truc…
En fait, la dystopie est une bonne manière de critiquer au sens large le monde actuel en utilisant une intrigue. Je vais donc vous présenter trois romans dystopiques. Le premier est 1984 de Georges Orwellparu en 1950.
1984 de George Orwell : Big Brother is watching you…
Et oui, une guerre nucléaire entre Ouest et Est se déclenche et l’histoire se déroule 30 ans après en Grande-Bretagne et plus précisément à Londres en 1984 d’où le titre du roman. Le monde se divise en trois zones (l’Océania, l’Eurasia et L’Estasia) qui sont en guerre entre elles. Ses trois zones ont des gouvernements totalitaires. A Londres, tous les faits et gestes de chaque individu sont contrôlés (Big Brother…) par le Parti.
On va suivre les aventures de Winston Smith dont le travail au ministère consiste à changer les archives historiques afin que celle-ci soit en adéquation avec la version du Parti. Sauf que Winston prend conscience qu’il n’adhère pas vraiment aux mensonges du Parti contrairement à la majorité des personnes. De peur d’être poursuivi par la police de la Pensée, il va cacher ses pensées à ses collègues. Il va aussi commencer à écrire l’histoire afin d’avoir la version réelle de celle-ci. Il va donc écrire dans un recoin de son appartement, le seul angle que la caméra de surveillance ne peut filmer…
On va aussi suivre sa rencontre avec Julia et ses déboires dans un monde où tout est interdit et réécrit. 1984 dresse une image du totalitarisme mais nous présente aussi un système devenu trop sécuritaire. Il est devenu une référence majeure des romans dystopiques et je vous le recommande chaudement pour son univers ainsi que sa fin dont je ne dis rien.
Cool mais la politique et le totalitarisme… c’est pas mon truc! Alors?
Le Meilleur des Mondesd’Aldous Huxley
Le deuxième roman que je vais vous présenté est mon préféré des trois et se nomme Le Meilleur des Mondesd’Aldous Huxleyparu en 1932. L’histoire démarre à Londres dans l’État Mondial. La reproduction dans cet État n’est plus faite à l’ancienne, presque tous les êtres humains sont crées en laboratoires et selon leur fonction dans la société, ils sont crées selon quatre catégories, des Alphas qui occupent les plus haut postes aux Deltas et Epsilons qui sont au plus bas de l’échelle. Il y a aussi des sous catégories « plus » et « moins » afin d’assurer la stabilité de la société. Plus encore, le « soma », une drogue sans effet secondaires permet aux personnes de se plonger dans un sommeil paradisiaque.
Il existe des réserves en dehors de l’État séparées par des hautes barrières électrifiées où des personnes se reproduisent encore de manière sexuée. On va suivre les aventure de Bernard, un Alpha aussi petit qu’un Gamma et Lénina, une Beta qui vont obtenir le droit de visiter une réserve et ainsi rencontrer le jeune John et Linda sa mère qu’ils vont emmener à Londres. Ici, c’est la structure de la société et le côté régulation de tout qui montre ses forces et ses faiblesses, l’histoire est haletante et c’est une œuvre intéressante à lire ne serait-ce que pour ces cinémas sentants.
Et le troisième? Encore un livre avec une société trop régulée?
Un Bonheur Insoutenabled’Ira Levin
Pour le troisième livre, je ne pouvais le séparer des deux autres car c’est la troisième référence du genre Dystopie, je vais vous parler d’ Un bonheur Insoutenabled’Ira Levinparu en 1970. Ici, tout le monde parle la même langue et la violence a complètement disparu de l’humanité qui est appelée « Famille ». Chacun reçoit son médicament afin d’être docile et le tout est contrôlé par un immense ordinateur situé dans les Alpes appelé Uni qui contrôle tout même la procréation. Dans ce monde, les prénoms sont remplacés par des identifiants et la volonté n’existe plus.
On suit donc les aventures de Copeau et Lilas (Li RM35M4419 et Anna SG38P2823) dans ce monde sans volonté. Ici, c’est un peu le penchant inverse des autres œuvres, on assiste aux dérives d’un monde trop parfait. Si au début, l’idée semble parfaite (il n’y a plus de violence), très vite, on se rend compte des biais de ce bonheur.
Parfait ou Presque, c’est un peu la suite de ses livres dans le thème, non?
Oui, si j’ai choisi ce thème, c’est parce que c’est celui qui m’a le plus inspiré pour écrire mon propre roman. Voilà pour cette première, j’espère qu’elle vous a plu. Prenez soin de vous.
A vos livres…



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